Résidence Samantha à Kinshasa.
Compagnie abc – Juillet 2010 – Congo Brazzaville et RDC
Journal de bord écrit par Sylvie Boskowitz (3)
Du lundi 19 au jeudi 22 juillet
Réveil tôt (pas d’église de réveil à fond les ballons en semaine, ouf !) pour petit dej tôt, et taxi tôt, c’est parti !
Le trio artistique travaille sans relâche (à part la pause déj dans le café du CCF) de 9h à 18h ou 19h. Pendant ce temps-là, je travaille dans les bureaux, me fait conduire pour aller changer de l’argent, visiter le Centre Wallonie Bruxelles qui a une salle de spectacle en centre ville, parler avec les uns et les autres. C’est Albert, le chauffeur du CCF, qui travaille pour la France depuis 26 ans, qui me conduit le plus souvent, je lui pose plein de questions auxquelles il répond souvent en riant. Belle rencontre.
Dans la journée, il fait bon. Le ciel est souvent voilé avec parfois de petites éclaircies.
Juste à côté du CCF, une église de réveil se met en route tous les jours vers 17h, tout près de la petite Halle où nous sommes installés pour travailler, nous changeons donc notre fusil d’épaule et nous nous installons dans la grande Halle à partir du mercredi.
Jeudi 22 c’est le grand jour, car il y a restitution publique de notre travail ce soir. La journée est bien dense : dernières répétitions, derniers calages, filages, lumières, etc. Tout le monde est sur le pont, l’équipe technique conduite par Moussa, une perle, le tout chapeauté par Vincent Le Bras, Volontaire international qui travail au CCF, une autre perle, qui nous a pris sous son aile et nous aide tant qu’il le peut.
La présentation a lieu à 19h, chacun est prêt pour sa partie, Alvie et Benoist sur le plateau, Catherine fait la régie lumière après avoir fait un petit discours de présentation pour dire que le travail est « en cours », et moi je suis chargée de la captation du spectacle. Le public est attentif, les rires fusent quand il y a des références musicales ou des codes bien précis. Applaudissements, les gens restent pour féliciter l’équipe. Alvie a été très appréciée, la musique de Benoist bien perçue avec des questionnements sur la rencontre de la musique contemporaine et les références locales, nous pouvons être fiers du résultat après seulement 10 jours de travail sur le plateau !
Bibish est là, bien sûr, avec ses nombreux amis et admirateurs. Nous partons dîner au Bloc à Bandal en compagnie de Toto, un comédien qui fait des performances dans les quartiers, encore un type super.”
Sylvie Boskowitz

